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Des questionnements sur la chasse et le piégeage à la glu

La glu aura donné lieu à de sérieux questionnements parmi nos députés, par les curieux usages portant atteinte aux animaux que l’homme a su en faire.

  • Pratique barbare consistant à piéger des grives et merles, la chasse à la glu dite aussi technique des gluaux, est autorisée dans certains départements du sud de la France ( Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes,
    Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse).

Elle consiste à poser des petits bâtons badigeonnés de glu dans des buissons et à positionné un appelant dans une petit cage. l’animal souhaitant se rapprocher de son congénère ou d’un autre oiseau se colle alors sur la section de bois en s’y posant.
Il tombe sur le sol, et agonise de longues heures tantôt l’aile ou la pâte blessée.
En plus de son caractère déloyal manifeste, elle fait nombre de victimes collatérales censées être relâchées mais l’étant rarement en pratique et extrêmement amoindries et tantôt blessé si la réglementation vient à être respectée.
En effet, visant principalement à obtenir des grives et des merles, c’est une méthode non sélective qui tue chaque année environ 1 million d’oiseaux par une lente agonie.

  • Pratique non moins déloyale sur le territoire national, le piégeage des rongeurs sur des dalles badigeonnées de glu, tels que les souris au niveau national.
    Là encore non sélectifs, tout type d’animal peut s’y retrouver collé notamment un chat.

Bien qu’il soit affirmé qu’il est possible de décoller les animaux avec de l’huile végétale, en pratique le contact avec cette surface et les mouvements qui s’en sont suivi laissent de grosses séquelles de surface ou plus profondes à l’animal captif. De surcroît la facilité à décoller l’animal sans séquelle ne fait pas l’unanimité parmi les témoignages exprimés.


**Le 4 juin deux questions écrites ont été posées à Madame Ségolène Royal ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. Les deux visaient à mettre en avant des idées antagonistes. L’une tendait à promouvoir et protéger la chasse à la glu. L’autre visait quand à elle à interpeller ladite ministre sur la cruauté du piégeage à la glu des rongeurs afin d’interpeller sur la nécessité d’interdire également ce procédé.

***Le sénateur des Bouches-du-Rhône M. Michel Amiel, a questionné la ministre sur la question de la chasse à la glu.

Utilisant un argument sur lequel se fonde l’immunité pénale des acteurs de corrida : le fait que la pratique de cet acte est "vieille de plusieurs siècles et ancrée dans le patrimoine régional", il a fait part de son inquiétude face à un amendement, adopté en commission par l’Assemblée nationale, visant à interdire la chasse à la glu ou à la colle dans le cadre du projet de loi (n° 359 Sénat 2014-2015) pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.

(Nb : Celui-ci a en effet été adopté le 26 juin 2014. Les députés ont voté cette interdiction le 19 mars 2015.)
In fine, Il a demandé à la ministre de reconnaître ce mode de chasse comme patrimoine culturel.
http://www.senat.fr/questions/base/...

***De son côté, M. Jean-Vincent Placé, l’interroge sur le caractère actuel des pièges à glu visant à capturer rongeurs et souris.

Mr Placé relève l’incohérence de proposer une interdiction de la chasse à la glu et de maintenir l’autorisation de ces pièges sur le sol national alors qu’ils sont interdits en Irlande depuis 2000. Il sollicite donc l’avis de la ministre sur ce point relevant du bien-être animal.
http://www.senat.fr/questions/base/...