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Séparation des parents et végétarisme

La séparation des parents peut placer le végétarisme/veganisme de l’un des parents ou de l’enfant au sein d’un débat judiciaire.

En effet, lorsque l’un des parents est végétarien et que l’enfant du couple le devient ou risque de le devenir, il est fréquent que l’autre parent s’inquiète de cette situation notamment lorsque la résidence habituelle est fixée chez ce parent végétarien.

Dans cette hypothèse, le parent non végétarien est parfois amené à saisir le juge aux affaires familiales afin de voir fixer la garde habituelle de l’enfant chez lui.

Il est alors invoqué, selon l’âge de l’enfant, les risques pour sa santé que lui fait courir ce régime, les pressions psychologiques qu’il subirait de la part de son parent végétarien pour suivre ce régime et mode de vie, les risques pour son équilibre psychologique ou pour sa sociabilité, la liste étant naturellement non exhaustive.

Il est très important de ne pas sous-estimer les conséquences d’un tel litige pouvant conduire le juge aux affaires familiales à fixer la résidence de l’enfant chez le parent non végétarien et ainsi à contraindre l’enfant à consommer des produits d’origine animale contre son gré.

A cet égard, il convient dans un premier temps de prévenir ce type de litige, en portant une attention toute particulière au suivi médical de l’enfant de façon régulière et adaptée à ses besoins.

Il est notamment important de faire suivre l’enfant par un médecin et par un diététicien ou nutritionniste qui pourra ainsi vérifier l’évolution de l’enfant au fur et à mesure de sa croissance et établir des attestations tout aussi régulière de ce suivi.

En outre, en cas d’autorité parentale conjointe, ce qui est le principe sauf décision contraire du juge, il est important que les décisions concernant le végétarisme de l’enfant soient discutées entre les parents et qu’une information précise soit donnée au parent non végétarien par l’autre parent.

En effet, la saisine du juge aux affaires familiales pour des raisons liées au végétarisme provient très généralement de l’inquiétude légitime d’un parent pour son enfant.

Ainsi, si cette inquiétude est dissipée par une information préalable et sérieuse et par un suivi médical régulier, accompagnée d’une communication entre parents, le litige peut s’arrêter à ce stade.

Dans le cas contraire, lorsque le litige prend un tournant contentieux, il est important de préparer une défense sérieuse et adaptée.

Compte-tenu des enjeux, il est fortement conseiller de s’adresser à un avocat, si possible sensibilisé à ces questions, afin d’assurer au mieux votre défense.

Dans le cadre de cette phase contentieuse, selon les types de demandes portées devant le Juge par le demandeur à la procédure, il conviendra de ne jamais perdre de vue que la décision qui sera prise par le juge sera celle qui préserve au mieux l’intérêt de l’enfant.

Aussi, la défense doit s’articuler, non autour d’une promotion du végétarisme ce qui n’est pas l’objet du litige, mais de la démonstration que, dans le cas de votre enfant, le régime végétarien / vegan qu’il suit est conforme à son équilibre tant sur le plan de sa santé physique et mentale, que sur son équilibre général.

Cette démonstration passera notamment par la production de certificats médicaux, d’où la nécessité d’un suivi médical régulier, et d’une expertise judiciaire médicale.

Des attestations de proches peuvent également permettre d’éclairer le juge sur l’équilibre et l’intérêt de l’enfant. Dans ce cas, elles devront être accompagnées de la copie de la pièce d’identité de l’auteur de l’attestation (modèle facultatif d’attestation).

Une enquête sociale peut également être ordonnée par le juge à cet effet.

Naturellement, des rapports scientifiques officiels qui établissent que ces régimes peuvent être suivis par des enfants sans risque mais à certaines conditions (qu’il conviendra de détailler), pourront être cités à l’appui de l’argumentation.

D’autres éléments participeront également à la défense à mettre en œuvre mais sont fonction de chaque cas particulier.