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[Steven M. WISE] The NHRP Project

"Avocat et professeur de droit animalier aux Etats-Unis, Steven M. Wise (author) se bat depuis plus de 40 ans au travers de son association Nonhuman Rights Project , pour obtenir la libération de grands singes, en se fondant sur la théorie de l’habeas corpus, soit le droit de ne pas être emprisonné sans jugement, jusqu’à présent réservé aux humains."

Lorsqu’il engage sa première affaire dans les années 80, Steven Wise réalise que ses actions seront vouées à l’échec, en raison d’un principe fondamental en droit, celui de la summa divisio entre les biens et les personnes.
En effet, le droit, élaboré par des hommes pour les hommes, n’accorde le statut de personnes qu’aux êtres humains, les animaux étant relégués au rang de simples objets.
C’est pourtant de ce statut de personne que découle un nombre important de droits, dont celui de ne pas être emprisonné sans jugement.

Grâce aux progrès de la science qui ont permis d’affirmer que les animaux avaient des capacités cognitives, et en faisant le lien avec l’esclavage, Steven Wise s’est lancé dans un combat judiciaire visant à faire reconnaître la personnalité juridique aux chimpanzés, espèce qu’il a ciblée en raison de sa proximité avec l’homme.
Ainsi, depuis 2013, Steven Wise et son équipe d’une soixantaine de personnes, engagent des procédures Outre-Atlantique afin de faire libérer des chimpanzés de zoos, laboratoires et autres lieux de détention.
Les chimpanzés Hercule et Léo, détenus dans le laboratoire d’une université, en sont de célèbres exemples.

Malheureusement, à ce jour aucune action n’a abouti mais Nonhuman Rights Project poursuit son combat et l’a élargi en 2017 à des éléphants détenus dans de très mauvaises conditions dans un zoo.

http://www.lemonde.fr/idees/article...

Par ailleurs, se fondant sur des études scientifiques sur le comportement à long terme des éléphants, Nonhuman Rights Project, en lien avec l’association One Voice, a déposé le 13 novembre 2017 une requête en habeas corpus devant les tribunaux du Connecticut.
Il était demandé à la Cour de « reconnaître la personnalité juridique non humaine de Beulah, Karen et Minnie et le droit fondamental à la liberté corporelle en tant qu’êtres conscients d’eux-mêmes et autonomes et, en tant que tels, d’ordonner leur libération immédiate dans un sanctuaire approprié ».

https://one-voice.fr/fr/blog/il-est...

Cette action s’est encore soldée par un échec mais l’espoir demeure, notamment grâce à la libération en 2016, d’une femelle chimpanzé, Cécilia, détenue dans un zoo argentin, qui s’est vue reconnaître par la justice de son pays le statut de sujet de droit, et partant le bénéfice de l’habeas corpus.

http://www.humanite-biodiversite.fr...

"Pour les défenseurs de l’octroi de la personnalité juridique aux animaux, le combat risque d’être encore très long car il est nécessaire de faire évoluer les mentalités des juristes et les anciennes théories juridiques qui demeurent encore très marquées par l’anthropocentrisme."

Source : Portrait wikipédia de Mr Steven M. WISE